Pierre-Emmanuel Bournet

Enseignant-chercheur en physique des transferts

Département Milieu physique, paysage, territoire (MilPPaT)

Unité pédagogique : Physique des Transferts et Bioclimatologie
Unité de recherche : Unité propre Environnement physique de la plante horticole (EPHor)

Parcours

Carrière

Après un diplôme d’ingénieur en hydraulique-mécanique des fluides (ENSEEIHT Toulouse) obtenu en 1993, j’ai démarré une thèse en sciences de l’environnement dans un laboratoire commun à l’Ecole des Eaux et Forêts et à l’Ecole des Ponts et Chaussées (CEREVE). En 1997, j’ai opté ensuite pour un poste d’administration de la recherche à l’IFREMER à Bruxelles. Cette voie m’a conduit vers une société de dimension internationale (Numeca Int. S.A., Bruxelles) pour y travailler sur des applications environnementales d’un logiciel de mécanique des fluides. J’ai rejoint ensuite l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique) en 1999 pour y développer un logiciel de couplage fluide-structure avant d’occuper un poste de maître de conférences en mécanique des fluides à l’Institut National Agronomique Paris-Grignon (INA P-G). J’ai intégré AGROCAMPUS OUEST en janvier 2001. Depuis 2011, je suis professeur en physique des transferts et depuis 2012, directeur de l’unité de recherche EPHor.

Formation

2008 : Habilitation à Diriger des Recherches, Université d’Angers, spécialité Physique : « Contribution à la modélisation des écoulements et transferts en mécanique des fluides : analyse de quelques mécanismes de couplage »

1996 : Doctorat de l’ENGREF (Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts) en Sciences de l’environnement : « Contribution à l’étude hydrodynamique et thermique du lac du Bourget : courants de densité et ondes internes »

1993 : Ingénieur de l’ENSEEIHT (École Nationale Supérieure d’Électrotechnique, d’Électronique d’Informatique et d’Hydraulique de Toulouse) en hydraulique-mécanique des fluides

1999 : DEA de l’UPS (Université Paul Sabatier, Toulouse) en Physique et Chimie de l’Environnement

Activités d'enseignement

Thématiques enseignées : Mécanique des fluides, systèmes dynamiques, thermique, énergétique, gestion de l’eau.
Applications : dimensionnement d’ouvrages, assainissement, drainage, arrosage, irrigation, pompes, climatique des serres.

Mon volume d’enseignement se répartit pour l’essentiel sur 4 pôles :

  • l’hydraulique (tronc commun L3I et L3A),
  • l’ingénierie du paysage (M1 spécialité Paysage), les ressources en eau (M1 spécialité Horti),
  • les sciences et techniques de l’ingénieur paysagiste (M2 Paysage, option Maîtrise d’Œuvre et Ingénierie)
  • des interventions plus courtes dans les options de fin de cycle (en M2 Horticulture), et dans l’Initiation à la Démarche Projet (formation en M1 effectuée en partenariat avec des entreprises).

Thèmes de recherche

Les domaines d’application des recherches que j’ai abordées dans au cours de ma carrière sont :

  • l’environnement (hydrodynamique, transferts de polluants…),
  • la limnologie, l’hydraulique fluviale et marine, l’hydraulique navale,
  • les écoulements atmosphériques, la pollution urbaine,
  • la thermique, les processus de réfrigération (conservation des aliments),
  • l’interaction fluide-structure appliquée au génie civil (tenue des ponts au vent).

Ces dernières années, je me suis recentré sur :

  • la climatique des serres (optimisation de la gestion des ouvrants, bilans énergétiques, interaction du végétal avec le climat, impact de restriction hydrique, condensation),
  • la climatique des bâtiments d’élevage (distribution du climat, échanges gazeux).
  • le climat en milieu urbain : réponse des végétaux en milieu urbain en fonction de l’ombrage, des apports en eau et/ou du degré de compaction du substrat. Services climatiques écosystémiques rendus par les arbres en ville.

Mots clés : mécanique des fluides, thermique, rayonnement, couplage, turbulence, CFD, méthodes numériques, chaleur latente et sensible, milieu poreux, métrologie

Programmes de recherche

Programme en cours

Projet OBAUC (2016-18) : Région Pays de la Loire. Le but du projet est de caractériser les interactions dans l’environnement de la plante, pour comprendre et prédire leur développement en contexte urbain. Plus spécifiquement, on s’intéressera aux effets combinés de la compaction du sol, de la restriction des apports d’eau et de l’ombrage sur la transpiration des plantes, la biomasse ainsi que sur l’architecture (aérienne comme souterraine).

• Rue Canyon (2016-2021) : Financement ADEME sur 2016-2017, puis ministère en charge de l'Agriculture. Ce projet vise à quantifier les transferts d’eau et d’énergie dans le système sol-plante-atmosphère en milieu urbain afin de mieux cerner l’impact du végétal sur les conditions climatiques en ville, plus particulièrement en conditions de restriction hydrique. Il s’appuie sur une phase d’expérimentation conduite dans une rue canyon à l’échelle 1/5 et sur de la modélisation selon une approche de climat distribué

Nature 4 Cities (2016-20) : Projet européen H2020. Le projet vise à développer et disséminer des connaissances sur les solutions aux problématiques urbaines basées sur la nature. Ces connaissances incluront des problématiques d’entrepreneuriat, de financement et de gouvernance pour ces solutions. Les connaissances produites serviront à engager des processus de réflexion avec les parties prenantes de l’aménagement urbain, tout en facilitant l’évaluation des impacts, la valorisation et le suivi des projets basés sur la nature. L’objectif final est de fournir un outil d’évaluation des performances des solutions de renaturation des villes adapté à une large gamme de défis urbains.

• Projet Hortinergy : Financement ADEME 2017, développement d’un logiciel de simulation du bilan énergétique d’une serre avec la société Agrithermic. Intégration de la contribution du végétal.

Programmes terminés récemment

Plantinov’ser (2009-13) : Financement ADEME / Région Pays de la Loire. Ce projet visait à limiter les dépenses énergétiques des cultures sous serre en combinant matériel végétal et nouvelles stratégies climatiques. Dans ce cadre, l’UP EPHor a montré l’intérêt technico économique de l’utilisation d’une pompe à chaleur pour déshumidifier l’air. L’économie d’énergie est réalisée grâce au pilotage innovant de la déshumidification, mené en partenariat avec l’entreprise ETT, et validé sur un prototype installé chez un producteur (Chauvin Diffusion SAS). Si le projet a donné satisfaction sur le volet qui nous concernait (horticulture ornementale) avec des gains opérationnels significatifs, l’importance des problématiques énergétiques a diminué depuis le début du projet consécutivement à la diminution des prix de l’énergie.

Physi’Ho (2012-16) : Financement Région Pays de la Loire et producteurs. Le projet Physi’Ho vise à comprendre les interactions entre les pathogènes, le climat et la physiologie des hortensias et leurs influences sur la conservation des plantes en chambre froide. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une coopération entre l’IRHS, l’UMR Bioger de l’INRA, le BHR (Bureau Horticiole Régional) et de gros producteurs de la région.

Conser (2014-16) : Financement Région Pays de la Loire et producteurs. Toujours dans le contexte horticole, le projet CONSER est l’occasion d’approfondir l’étude de la réponse des végétaux au climat sous serre, en relation avec des partenaires de l’interprofession avec pour objectifs (i) l’amélioration de l’efficience énergétique des cultures de concombre hors-sol sous serre et (ii) la réduction de l’impact de Didymella Bryoniae (un champignon pathogène). Pour cela, le projet se propose d’établir un référentiel physiologique du concombre afin de déterminer un pilotage optimal du climat dans les serres de production.

Organisation du colloque Greensys 2019 du 16 au 20 juin 2019

Avec l'appui du CTIFL (centre technique interprofessionnel fruits légumes) et de l'INRA d'Antibes, l'unité de recherche EPHOR (environnement physique de la plante horticole) à laquelle j'appartiens, organisera à Angers la session 2019 du congrès Greensys (International symposium on new technologies in greenhouses and plant factory) placé sous l’égide de la Société Internationale d’Horticulture.
Organisé tous les 2 ans, ce congrès qui réunit chercheurs, techniciens, universitaires et professionnels permet de faire un point sur les perspectives d'avenir du secteur de l'horticulture sous serre.

Productions

Mes productions sur HAL

Mes productions sur ResearchGate

Liens utiles

Institut de recherche en sciences et techniques de la ville (IRSTV)

Structure fédérative de recherche qualité et santé du végétal (QuaSav)